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REGARD SUR UN PARTENAIRE

 

Le Fonds National d’Entretien Routier

 

Depuis 2009, la République Démocratique du Congo s’est doté d’un fonds d’entretien routier de deuxième génération sous le statut d’un établissement public à caractère administratif et commercial dénommé Fonds National d’Entretien Routier, en sigle FONER. Cette institution a pour mission de collecter et d’administrer les ressources nécessaires au financement des dépenses liées à l’entretien et à la protection du patrimoine routier national. Au-delà des espoirs suscités par la mise en place de cet outil, il faut convenir que le défi à relever est énorme, au regard de l’immensité du réseau routier et de son état de dégradation très avancé et généralisé. Le réseau routier d’intérêt général, à titre indicatif, a une longueur de 58.129 Km! Il s’agit, donc, non seulement de trouver des mécanismes efficaces de mobilisation des ressources nécessaires à l’entretien , mais aussi de mettre en place des outils de travail, des procédures et des repères techniques qui puissent permettre une gestion efficace et efficiente des programmes d’entretien routier par tous les acteurs concernés.

Solution pérenne salué par les partenaires

Pour l’Etat congolais confronté depuis plusieurs décennies à des restrictions budgétaires, la création du Fonds National d’Entretien Routier est une solution pérenne permettant de garantir le financement de l’entretien du réseau routier national, fortement dégradé. C’est aussi une réponse aux préoccupations maintes fois exprimées par de nombreux partenaires au développement, techniques et financiers, qui appuient les efforts du Gouvernement dans la réhabilitation des infrastructures routières. Avec le Fonds, il est possible de briser le cercle vicieux des financements à répétition sur les mêmes routes, dégradées aussitôt réhabilitées à cause du manque de ressources nécessaires à l’entretien. D’où l’intérêt constant que portent à l’endroit du FONER les partenaires, bilatéraux et multilatéraux, qui investissent dans le secteur routier.

 

Pour la Banque mondiale et la Coopération britannique, principaux bailleurs de fonds du projet Pro-Routes, l’intérêt s’explique par deux raisons particulières. Primo, la mise en place d’un fonds d’entretien routier était une des conditionnalités à remplir par l’Etat congolais pour la mise en œuvre du projet Pro-Routes. Secundo, le FONER apporte la contribution du Gouvernement, soit 15,9 millions USD (dont 2.474.000 USD décaissés à fin mars 2013), au financent de l’Opération de Gestion de l’Entretien Routier par Niveau de Service (GENIS) sur la route Kisangani-Beni (741 Km) dans le cadre du projet Pro-Routes. C’est ce qui explique qu’à l’occasion de chaque mission de supervision du projet, la mission prévoit des séances de travail avec la Direction Générale du FONER. Question de s’assurer que le dispositif mis en place fonctionne conformément aux normes en vigueur.

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Projet de Réhabilitation des Routes N’sele-Lufimi et Kwango-Kenge

 

Visite de l’Administrateur de la BAD sur la RN 1

 

 

Monsieur Emmanuel NGOY-THA est, après son prédecesseur au mois d’août 2012, le deuxième Administrateur de la Banque Africaine de Développement pour la République Démocratique du Congo à visiter, sur la RN 1, la route N’sele-Lufimi réhabilitée dans le cadre du Projet de Réhabilitation des routes N’sele-Lufimi et Kwango-Kenge sur financement de la BAD et de la République Démocratique du Congo pour un montant global de 101,8 millions USD. En compagnie de Mrs. Valentin Zongo et Théophile Ntela Lungumba, respectivement Représentant Résident de la BAD en RD Congo et Coordonnateur a.i de la Cellule Infrastructures, il a parcouru le 11 janvier 2013 la route jusqu’à la rivière Lufimi. «C’est une oeuvre admirable qu’il faut préserver» a-t-il déclaré à l’issue de la visite.

C’est dans le cadre de la mission de prise de contact avec les autorités congolaises après sa nomination, que M. Emmanuel Ngoy-Tha a séjourné en RD Congo au mois de janvier 2013. Outre les échanges avec des membres du Gouvernement, le nouvel Administrateur de la BAD a visité quelques projets financés par son institution, dont le Projet de Réhabilitation des routes N’sele-Lufimi et Kwango-Kenge sur la RN 1. Les travaux ont été réceptionnés définitivement en janvier 2012. Dans son mandat d’Administrateur, les visites de terrain sont utiles et permettent, lors des consultations périodiques avec les autorités gouvernementales, de récolter toutes les informations nécessaires pour préparer et mieux défendre auprès du Conseil d’Administration de la BAD les dossiers en faveur du pays.

La visite sur la RN 1 a porté uniquement sur la route N'sele-Lufimi, qui constitue le lot 1 du projet comprenant la réhabilitation du pont N'sele. A côté des travaux routiers, la délégation s'est attardée sur les travaux antiérosifs et les mesures d'accompagnement prises dans le cadre du projet (construction des murs d'écoles, parkings, salles de classes, marchés…). A l’étape de Mbankana, où le projet a réalisé la la construction d’un marché, la délégation a échangé avec le Chef de quartier sur les mesures de protection de l’ouvrage, avant de visiter le marché.

A une question de la presse qui a accompagné l’Administrateur de la BAD lors de cette visite, M. Ngoy-Tha a loué la qualité de l’ouvrage réalisée et l’expertise des congolais. " C’est une oeuvre admirable. Il y a une route qui a été construite d’abord par le savoir-faire des congolais avec le concours financier de la BAD. La construction est importante, mais il faut ajouter le volet entretien ... Il faut que ce qui a été réalisé soit pérennisé ... " a-t-il déclaré.

Interrogé à son tour sur la réussite de ce projet, le Coordonnateur a.i de la CI a insisté sur la collaboration forte qui a regné entre toutes les parties prenantes. « Nous avons travaillé en bonne intelligence et en étroite coopération avec toutes les entités concernées: l’Office des Routes, les différents ministères, les instances de la BAD tant à Kinshasa qu’à Tunis... Cela a permis de résoudre très rapidement des problèmes et d’exécuter le projet dans le respect de la qualité, du coût et du délai.» a-t-il indiqué.

Pour rappel, les travaux du Projet de Réhabilitation des routes N'sele-Lufimi (lot 1: 94 Km) et Kwango-Kenge (lot 2: 73 Km) ont démarré le 28 novembre 2008. La réception définitive a été prononcée le 7 janvier 2012. Outre les travaux sur la RN 1 et la réhabilitation du pont N'sele, le projet de réhabilitation des routes N’sele-Lufimi et Kwango-Kenge a réhabilité 140 Km de pistes rurales connexes à la RN 1.

 

 

REGARD SUR UN PARTENAIRE

 

Projet de Modernisation de l’Avenue des Poids Lourds

 

Achèvement des travaux sur le deuxième tronçon

 

Il ne reste qu’un court segment de route à bitumer, entre la 14ème rue Limete et la place UZAM, pour donner au deuxième tronçon de l’Avenue des Poids Lourds toute sa nouvelle allure. A moins d’un incident majeur, la date d’achèvement des travaux, fixée au 30 juin 2013, sera respectée.

C’est au mois de septembre 2012 qu’ont démarré les travaux sur la première tranche de la Phase II du projet, entre la 14 ème rue Limete et la base de la Force Navale de Ndolo. Sur la Phase I du projet, c’est-à-dire sur le tronçon compris entre le Pont Matete et la 14 ème rue Limete (4 Km), les travaux en 2 x 2 voies ont été achevés normalement et l’ouvrage a été remis officiellement à la Ville de Kinshasa le 27 juillet 2012.

Par contre, sur le tronçon en cours de travaux, la présence de nombreux obstacles sous l’emprise de la route (lit de câbles de la SNEL, tuyaux et vannes de la REGIDESO, fibres optiques de l’opérateur téléphonique AIRTEL, etc.) a perturbé la planification et l’exécution des travaux étant entendu que cette situation n’était pas signalée par les concessionnaires.

Pour éviter que pareille situation se reproduise sur le deuxième tronçon de la Phase II, entre Forces Navales et la Gare centrale et qui comporte des obstacles plus importants (viaduc de Congo Containers, pipe-lines de SEP CONGO, cabine électrique de la SNEL, concessions riveraines de NOCATEX, entrêpot des Chantiers Navals, antenne de VODACOM), le Ministère de l’ATUH-ITPR et la JICA ont organisé au mois de décembre 2012 un atelier de sensibilisation sur les travaux d’élargissement de l’Avenue des Poids Lourds avec la participation de tous les acteurs concernés par le dégagement de l’entreprise.

Cet Atelier a porté ses fruits: certains concessionnaires et sociétés riveraines s’activent à dégager l’emprise en prévision du démarrage de travaux. Ceci peut expliquer cela: ils ont été indemnisés après une procédure transparente d’indemnisation.

 

Projet d’Aménagement du Nouveau Complexe de l’IEMK

 

Fin de travaux au 30 juin 2013

 

Suite à certaines contraintes majeures de chantier au courant du premier trimestre 2013, l’entreprise japonaise TODA CORPATION qui exécute les travaux de construction du nouveau complexe de l’Institut d’Enseignement Médical de Kinshasa a demandé le 04 mars 2013 et obtenu une prorogation d’un mois pour la réception provisoire des travaux à la date du 31 mai 2013. Après évaluation du chantier, elle sollicite une période d’exécution des travaux de deux mois supplémentaire, fixant la nouvelle échéance au 30 juin 2013. Qu’à cela ne tienne, les travaux sont très avancés.

Les raisons avancées par l’entreprise TODA CORPORATION, et qui ont influencé son calendrier prévisionnel des travaux sont les suivantes: perturbation des travaux suite à des réclamations des travailleurs, vols récurrents des équipements (qu’il faut encore importer du Japon), retard dans la réception des charpentes métalliques à cause de l’engorgement du port de Pointe Noire, retard dans la livraison de matériaux de toiture, des équipements mobiliers et du ciment à cause de la grève des transporteurs...

Pour l’entreprise, c’est le retard dans le démarrage des travaux de toiture, étape majeure du projet, qui a entraîné le glissement des échéances dans son calendrier initial. En dépit de ces contraintes, les responsables de TODA se sont engagés à résorber le retard et à achever les travaux de finition intérieure et de livrer des bâtiments de haute qualité dans le nouveau délai sollicite.

Pour rappel, le projet IEMK reconstruit sur le même site, avec l’appui financier de JICA, un nouveau complexe, moderne, qui fera de cet établissement une école nationale pilote pour la formation du personnel de santé de niveau A2. Dans sa nouvelle fonctionnalité, l’IEMK disposera d’un internat pouvant accueillir 120 élèves sur un effectif global de 360 élèves prévu.

 

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Revue du projet par l’IDA et DFID

 

Du 26 au 29 mars 2013 s’est déroulée une mission de revue du projet Pro-Routes par une équipe d’experts de l’IDA et de DFID, principaux bailleurs de fonds du projet Pro-Routes. A l’issue de la revue, une réunion de restitution a été organisée le lundi 1er avril 2013 à la Cellule Infrastructures sous la direction de M. Alexandre K. Dossou, Chargé de projet Projet Pro-Routes à la Banque mondiale. Toutes les parties prenantes au projet ont pris part à cette réunion: Cellule Infrastructures (agence d’exécution du projet), Office des Routes (exécutant des travaux routiers en régie), Mission d’Assistance technique Louis Berger auprès de l’Office des Routes, BEGES SOFRECO qui gère la Composante environnementale et sociale. Au vu du constat qui s’est dégagé de la revue, le Chargé de projet a appelé toutes les parties à repartir sur la dynamique des efforts engagés depuis la mission de revue à mi-parcours.

De façon globale, la mission a salué la prise en main du projet, qui a permis de remonter la pente depuis la mission de revue à mi-parcours de mars 2012. A l’actif du projet, on a noté entre autres des avancées dans les travaux des PME, dans les contrats des «grands travaux» ( tous attribués) et surtout dans les performances financières du projet dont le taux de décaissement est passé de 20,5 % lors de la mission de supervision de novembre 2012 à 28,6% à fin mars 2013. Avec tous les contrats des grands travaux qui ont été signés, il est probable que les prévisions de juin 2013 (40%) soient atteintes.

Néanmoins, la mission a déploré un petit relâchement dans les résultats enregistrés par les brigades de l’Office des Routes. De 272 Km à kisangani et 206 Km à Kalemie en octobre 2012, on est passé respectivement à 330 Km et 220 Km sur les deux sites. Au regard de la moyenne mensuelle enregistrée entre avril et novembre 2013 et des ressources engagées, ces résultats sont en deçà des attentes. Il faut donc se ressaisir. «Ce n’est pas le moment de se permettre une pause-café» a conclu M. Dossou.

 

DUXIEME REUNION DU CISPR

 

 

Deuxième réunion du CISPR au niveau des Ministres

Après la réunion du 21 février 2012, le Comité Interministériel de Suivi du Projet Pro-Routes (CISPR) s’est tenu pour la deuxième fois au niveau des Ministres le lundi 21 janvier 2013 à la Cellule Infrastructures, sous la direction de SEM le Ministre de l’Aménagement du Territoire, Urbanisme, Habitat, Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction qui assure la présidence du Comité.

A l’exception du Ministre des Transports et Voies de Communication en mission dans la province du Bas-Congo, tous les titulaires des ministères membres du CISPR ont pris part à la réunion. Il s’agissait des Ministres du Plan et Suivi de la mise en oeuvre de la Révolution de la Modernité, de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme (ECNT) et du Ministre Délégué auprès du Premier Ministre chargé des Finances Parmi les points inscrits à l’ordre du jour de la réunion figurait l’examen de la Situation du projet Pro-Routes au 31 décembre 2012. Sur ce point, les ministres ont pris acte de l’amélioration significative dans la gestion et l’exécution du projet. Pour les ministres membres du CISPR, les «résultats sont modérement satisfaisants». Le rythme de travaux en régie s’est amélioré, se situant entre 9 et 10 Km par mois contre une moyenne de 7 à 8 Km. Durant la même période, le réseau rouvert est passé de 204 Km à 272 Km. A l’actif du projet, les ministres ont relevé aussi la finalisation des contrats pour les «grands travaux» en entreprise: cinq contrats sur huit étaient en effet conclus, dont ceux portant sur les routes Kasomeno-Kambu (en 2 lots) et Akula-Gemena-Zongo.

En ce qui concerne le décaissement, les ministres ont constaté que le taux de décaissement était passé de 14% en mars 2012 à la revue à mi-parcours du projet à 24, 4% en décembre 2012. Avec la mise en oeuvre des contrats des «grands travaux», le projet entrevoit d’atteindre le taux de 40% à la fin du premier semestre 2013.

Les prochaines réunions du CISPR sont prévues au courant du mois de mai 2013 et à la mi-juin respectivement au niveau du Bureau avec les Directeurs de cabinets et avec les Ministres en session spéciale de restitution de la prochaine Mission de supervision du projet Pro-Routes.

 

METHODE GENIS

 

Principe de la méthode «Genis»

Avec l’exécution des travaux de réhabilitation et d’entretien de la route Kasomeno-Kambu, la République Démocratique du Congo expérimente pour la première fois les contrats de Gestion de l’Entretien routier par Niveau de Service (Genis). En quoi consiste cette nouvelle approche? En réponse à cette question, M. Billy Tshibambe, Chef de Section Routes à la Cellule Infrastructures a précisé ce qui suit: « Dans l’approche Genis, contrairement aux marchés classiques, les entreprises sont rémunérées, non sur base des quantités de travaux exécutés, mais sur base des résultats matérialisés par la qualité de la route, c’est-à-dire par rapport au respect des niveaux de services offerts par la route sous leur gestion. Donc, le paiement mensuel convenu pour les travaux et les services d’entretien est effectué en faveur de l’entrepreneur s’il s’est conformé, au cours du mois pour lequel le paiement doit être effectué, aux obligations de niveaux de service convenus sur le réseau routier». Un aspect fondamental de la Méthode Génis est que l’entrepreneur est sélectionné sur base de sa capacité technique, managériale et financière nécessaire pour assurer l’exécution des travaux et la gestion de la route. Dans tous les cas, l’entrepreneur a la charge de concevoir et d’accomplir les travaux, les services et les actions qu’il juge nécessaires afin d’atteindre et de maintenir les Niveaux de service indiqués dans le marché. Dans ce type de marchés, le rôle qui incombe au secteur privé s’amplifie et passe de la simple exécution de travaux à la gestion et la préservation des investissements routiers.

 

LANCEMENT DES TRAVAUX SUR LE TROCON KASOMENO-KAMBU

 

Lancement des travaux sur la route Kasomeno-Kambu

La localité de Kasomeno située dans le territoire de Kasenga, à 137 Km de la ville de Lubumbashi, a abrité le vendredi 1er février 2013 la cérémonie de lancement officiel des travaux de réhabilitation et d’entretien par niveau de service de la route Kasomeno-Kambu. Il s’agissait du lancement des travaux sur le lot 1 allant du PK 0 au PK 320. Une deuxième cérémonie a été organisée dans le District de Tanganyika pour le lancement des travaux du lot 2 (du PK 321 au PK 640). Elle a eu lieu le lundi 4 mars 2013 dans la localité de Kabwela, à la base vie de l’entreprise SINOHYDRO.

Parmi les personnalités qui ont accompagné à Kasomeno SEM le Ministre de l’Aménagement du Territoire, Urbanisme, Habitat, Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction, on a noté la présence de Leurs Excellences Messieurs les Ministres de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme (MECNT) et de l’Energie et Ressources Hydrauliques, du Directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la RD Congo, de l’Ingénieur Sénior Infrastructures de la Banque Africaine de Développement, des Gouverneurs du Katanga et de la Province Orientale.

Un axe routier d’importance

Longue de 640 Km, la route Kasomeno-Kambu fait partie du réseau pris en charge par le projet Pro-Routes financé par la Banque mondiale, la Coopération britannique et le Gouvernement de la RD Congo à travers le Fonds National d’Entretien Routier. Une fois réhabilitée, cette route reliera le sud et le nord de la province du Katanga. Avec les travaux qui seront exécutés sur le tronçon Kambu-Kalemie-Uvira par la Brigade Pro-Routes de Kalemie, la province du Katanga sera reliée au Sud-Kivu et ... même à la Province Orientale. Il s’agit donc, comme l’ont souligné les différents intervenants qui se sont succédé à la tribune, d’une route d’importance capitale pour l’intégration socioéconomique de toute la partie Est du territoire national. Les travaux de réhabilitation de cette route en terre prévus sur une période de 18 mois porteront sur l’ouverture de la route, le rechargement de la couche de roulement, la construction des ouvrages d’assainissement et la réhabilitation des ponts. A partir du quatrième mois d’exécution des travaux, les contrats prévoient la mise en place d’un nouveau dispositif d’entretien par la méthode GENIS pour une durée de quatre ans. Ce sera la première expérience de cette méthode dans le pays.


Tout en saluant la contribution de la Banque mondiale, de la Coopération britannique et des autres bailleurs aux efforts du Gouvernement dans la reconstruction du pays, le Ministre de l’ATUH-ITPR a souligné l’importance particulière que le Gouvernement de la République accorde aux infrastructures de base considérées, à juste titre, comme un des fondements du programme de Révolution de la Modernité qui doit hisser la RD Congo au niveau des pays intermédiaires à l’horizon de 2016 et au niveau des pays émergents vers 2025. A court terme, a-t-il rappelé, l’objectif est de rendre praticables en toutes saisons les 16 000 Km du réseau routier ultraprioritaire de la RD Congo.

Une étape décisive

Pour le Directeur des Opérations de la Banque mondiale, M. Eustache Ouayoro, la cérémonie de Kasomeno est importante à plus d’un titre. D’abord, elle marque la relance attendue du projet Pro-Routes après un retard important au démarrage. Elle ouvre, ensuite, la voie à une phase importante qui concrétise un des objectifs cardinaux de Pro-Routes: l’utilisation simultanée des brigades de l’Office des Routes en régie et des entreprises du secteur privé dans l’exécution des travaux. Enfin, elle inaugure une vision toute nouvelle en matière d’entretien routier avec la mise en place, pour la première fois en République Démocratique du Congo, de la méthode de gestion de l’entretien routier par niveau de service (méthode Genis).

Evoquant les impacts positifs recueillis sur l’axe Kalemie-Bendera réhabilité par le projet Pro-Routes dans le nord du Katanga en direction de la province du Sud-Kivu, M. Eustache Ouayoro a rappelé que Pro-Routes est le genre de partenariat que la Banque mondiale et DFID voudraient mettre en place pour appuyer le Gouvernement de la RD Congo dans le secteur des infrastructures routières.

 

Avant de donner le coup d’envoi des travaux avec le Directeur des Opérations de la Banque mondiale, le Gouverneur de la province du Katanga a exhorté la population à s’approprier l’ouvrage et à veiller sur la sécurité des engins et des matériaux sur le chantier.

 

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