POLITIQUE DU GOUVERNEMENT CENTRAL ET STRATEGIES D’INTERVENTION EN MATIERE DE ROUTES

POLITIQUE DU GOUVERNEMENT CENTRAL ET STRATEGIES D’INTERVENTION EN MATIERE DE ROUTES

 

Les besoins d’investissement nécessaires pour doter notre pays des infrastructures physiques permettant un développement durable, sont estimés à 60 milliards de dollars américains.

 

Les principales contraintes identifiées à ce jour peuvent notamment se résumer de la manière suivante :

 

  • le déficit budgétaire : besoins élevés et moyens très limités ;

  • le manque d’entretien du réseau existant par insuffisance de moyens adéquats ;

  • le manque de planification appropriée.

 

De ce qui précède, les stratégies suivantes ont été élaborées :

 

La stratégie en termes de moyens financiers :

 

  • l’accroissement de l’allocation Budgétaire sur les interventions routières ;

  • l’accroissement des ressources dans le cadre des accords bilatéraux et multilatéraux ;

  • le financement des Infrastructures en contrepartie de l’exploitation des ressources naturelles ;

  • la rationalisation dans l’utilisation de fonds disponibles ;

  • le recours au Partenariat Public-Privé à travers notamment le Build Operate and transfer.

 

La stratégie en termes de priorisation des interventions :

 

  • la définition des priorités basées sur des statistiques fiables du trafic routier dont l’impact sur le revenu national est certain ;

  • l’interconnexion des Chef lieux des 11 Provinces et des grands centres administratifs nationaux.

 

 

Quant à la vision et à la stratégie en matière d’intervention routière du Ministère des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction sur le réseau ultra prioritaire, celles-ci s’appuient sur trois piliers suivants :

 

  • Pilier n°1 : réhabilitation des anciennes routes bitumées et construction de nouvelles routes bitumées.



Le réseau routier de la RDC ne dispose actuellement que d’environ 3.000 km de routes bitumées, en grande partie en mauvais état, sur le réseau d’intérêt général de 58.509 km (soit à peine 5 %).



  • Pilier n°2 : rétablissement du trafic sur une partie significative du réseau en terre



Il s’agit de supprimer les points chauds et de remettre en état de praticabilité autant de routes principales en terre que possible.



  • Pilier n°3 : protection et entretien des routes en bon état.

 

La création du FONER en 2008 permet d’engager le programme d’entretien des routes récemment réhabilitées ou rouvertes. Les premiers travaux d’entretien ont déjà démarré sur la voirie de Kinshasa et sur le tronçon de la route nationale numéro 1 entre Boma et Moanda en plus de quelques interventions faites sur certains axes spécifiques.

 

Pour le Ministère des ITPR, les objectifs globaux à atteindre à fin 2015 sont les suivants :



  • la réhabilitation du réseau initial de 3 048 km de routes et voiries revêtues ;

  • l’accroissement du réseau des routes revêtues de 3 048 à 7 500 km ;

  • l’ouverture et l’entretien régulier de 15 000 km du réseau des routes (RR et RT) ultra-prioritaires réhabilitée aussi bien par les interventions mécanisées que par la mobilisation des ressources humaines par la méthode de haute intensité de main d’œuvre, HIMO en sigle ;

  • le maintien ou le rétablissement d’environ 200 points de traversée par bacs.

 

 

 

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